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AlterEgo, le casque qui lit les pensées

Télécoms

lundi 23 avril 2018

Le casque AlterEgo permet d’analyser les signaux neuromusculaires envoyés du cerveau à la bouche pour ’lire’ les pensées. (Crédits : Capture d’écran / YouTube MIT Media Lab) L’université américaine Massachusetts Institute of Technology a développé un casque capable de retranscrire les mots pensés, qui ne sont pas prononcés à voix haute. Baptisé AlterEgo, il permet de communiquer directement avec des appareils électroniques. Ce casque pourrait être utilisé à usage professionnel dans des environnements très bruyants, comme les tarmacs ou les usines.

Et s’il était possible de communiquer sans parler ? C’est ce que permet AlterEgo, un casque d’un genre nouveau développé au sein de la prestigieuse Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le petit casque blanc relie l’oreille au menton. Il peut retranscrire les mots pensés - qui ne sont donc pas prononcés à voix haute - pour communiquer avec des appareils électroniques. Comment ? En analysant les signaux neuromusculaires envoyés du cerveau à la bouche et à la mâchoire. La transmission se fait grâce à des écouteurs à conduction osseuse, permettant de traduire les vibrations sonores à travers les os du visage. Le MIT revendique un taux de précision de 92%, à la suite des essais menés sur une dizaine de volontaires pendant 105 minutes.

Parmi les utilisations envisagées, un usage domestique est possible (pour changer les chaînes de la télévision, par exemple). Mais AlterEgo se destinerait davantage à un usage professionnel dans des environnements très bruyants : tarmacs, usines…

Un ’dispositif d’augmentation de l’intelligence’

AlterEgo est un ’dispositif d’augmentation de l’intelligence’, estime Arnav Kapur, l’étudiant du MIT à l’origine de ce projet. ’Notre idée était la suivante : pourrions-nous avoir une plate-forme informatique plus interne, qui mêle à la fois l’humain et la machine, et qui ressemble à une extension interne de notre propre conscience ? ’

Pour Pattie Maes, directrice de thèse d’Arnav Kapur, ’nous ne pouvons pas vivre sans nos téléphones et nos appareils numériques’. Et de poursuivre : ’Mais pour l’instant, l’utilisation de ces appareils est très perturbante. Si j’ai besoin d’un renseignement pertinent pendant une conversation, je dois prendre mon téléphone, entrer le code pin, ouvrir une application, taper un mot-clé... Et tout cela implique que je détourne complètement mon attention de l’environnement et des personnes avec lesquelles je suis vers le téléphone lui-même’, regrette-t-elle.

Facebook aussi veut analyser les pensées

Le MIT n’est pas le seul à plancher sur une communication futuriste en analysant le fonctionnement du cerveau. Il y a un an, Facebook disait vouloir connecter les cerveaux afin de communiquer par la pensée. Le plus grand réseau social au monde souhaite retranscrire directement des pensées en message écrit, sans avoir à parler ou utiliser un clavier. Objectif visé : pouvoir retranscrire 100 mots par minute. Une vitesse cinq fois plus rapide que le temps actuellement nécessaire pour écrire sur un smartphone, selon l’entreprise de Mark Zuckerberg.

L’année dernière, le géant américain a constitué une équipe de plus de 60 scientifiques et ingénieurs, spécialisés dans les technologies d’intelligence artificielle pour comprendre le langage, les systèmes d’imagerie cérébrale et les prothèses neurologiques. La méthode employée pour y parvenir reste floue, mais Facebook dément vouloir utiliser des électrodes implantées dans le cerveau. Il mise sur des ’capteurs non invasifs’, qui doivent encore être inventés.

Source : .latribune.fr (16 avril 2018)

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