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Cinq raisons pour lesquelles le travail ne disparaîtra pas en 2018

Social/France

jeudi 4 janvier 2018

Les intelligences artificielles et les robots engendrent des craintes massives des Français pour leur emploi. Le Figaro liste cinq raisons pour lesquelles le monde du travail survivra à 2018. Et les années suivantes.

Mon travail va-t-il être subtilisé par un robot ? Mes tâches au quotidien vont-elles pouvoir être effectuées par des algorithmes d’ici quelques années ? Depuis plusieurs mois, des chiffres et des études alarmistes ne cessent d’être relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Exemple ? L’idée selon laquelle d’ici 20 ans, 47% des emplois existants pourront être remplacés par des intelligences artificielles. Soit presque la moitié. Inquiétant ? Peut-être. Selon une autre étude, 85% des métiers du futur - d’ici à 2030 - n’existent pas encore. Vertigineux ? Très certainement !

Ce chiffre révèle une autre facette sur l’IA, qui n’est pas qu’une machine à détruire des emplois. Elle va également en créer. Selon une autre étude dévoilée ces derniers jours par la firme américaine Cognizant Technology Solutions Corp., l’intelligence artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois. « Agent de la diversité génétique », « sherpa de magasin virtuel », « conservateur de la mémoire personnelle »... Ces intitulés de postes qui semblent venir tout droit de la science fiction pourraient devenir réels.

C’est l’idée entretenue par l’économiste Nicolas Bouzou dans son livre « Le travail est l’avenir de l’homme. » Voici cinq raisons pour lesquelles un vent d’optimisme peut souffler sur l’emploi... avec l’IA, et cinq raisons de se réjouir. Pour l’année 2018 et pour les suivantes.

L’humanité a toujours craint d’être dépassée par les machines. La peur des machines, des robots et de la technologie est une crainte qui ne date pas d’hier... Depuis la nuit des temps, l’Homme a une peur bleue des avancées technologiques, qu’il perçoit sans cesse comme une menace. La certitude que ces avancées vont engendrer du chômage et un cimetière d’emplois n’est donc, elle non plus, pas nouvelle. Peu de chances, donc, que la fin du monde du travail soit pour demain... « Le cerveau humain est configuré pour ne voir que les mauvaises nouvelles », confirme Nicolas Bouzou.

Nous vivons une période de plein emploi. Globalement, nous vivons à une époque où l’emploi est prospère, malgré quelques disparités. « Le taux de chômage est inférieur à 6% », souligne Nicolas Bouzou. Et ce plein emploi est particulièrement visible dans les sociétés très développées, dans les pays très robotisés ! Un signe qui montre que intelligence artificielle et emploi ne sont pas contradictoires...

L’IA peut éradiquer la pénibilité au travail. Aux yeux de l’économiste Robert Gordon, les innovations technologiques sont une aubaine pour le bien être au travail. Autrement dit : les avancées technologiques que l’Homme craint par essence, nous facilitent la tâche. Les robots effectuent des tâches désagréables, pénibles, et dangereuses. Le nombre d’accidents du travail devrait donc baisser progressivement et significativement. Les réseaux sociaux étaient récemment en plein émoi devant un robot capable de réaliser un salto. Un progrès considéré comme une menace... Mais dans quel métier faut-il faire un salto arrière ? « C’est très dangereux. Si un robot peut s’en charger et empêcher un accident du travail, c’est tant mieux », se réjouit Nicolas Bouzou.

Les drames humains vont diminuer. Notamment les accidents de la route. Il y a quelques jours, un bus scolaire transportant 23 personnes - la conductrice ainsi que des élèves du collège Christian-Bourquin de Millas (Pyrénées-Orientales) - a été percuté par un train régional sur un passage à niveau. Une catastrophe qui a fait plusieurs morts et dix-sept blessés dont la conductrice du car. « Dans 20 ou 30 ans, ce genre de catastrophe nous paraîtra médiévale, explique Bouzou. Il n’y aura plus de chauffeurs et chaque trajet sera très fiable, millimétré. »

L’Homme n’a pas le monopole de l’intelligence mais celui de la liberté. « L’être humain a la prétention de penser qu’il a le monopole de l’intelligence, estime Nicolas Bouzou. C’est une idée reçue complètement fausse. En revanche, il a le monopole de la liberté. » Dès qu’un métier nécessite des relations humaines, de l’affect, de l’imprévu, et autres caractéristiques fondamentales de l’être humain, l’IA ne peut pas y faire grand chose. « C’est pour cette raison que je suis beaucoup plus optimistes pour l’avenir des infirmières que pour celui des chirurgiens », assène Bouzou. Exemple : un restaurant chinois avait décidé de remplacer sa main d’œuvre humaine de serveurs par des robots... qui se sont finalement révélés incompétents. Pourquoi ? Servir un plat avec élégance et tact n’est pas à leur portée. Tout comme comprendre les émotions des clients.

Source : lefigaro.fr (27 décembre 2017)

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