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Comment passer au télétravail ?

Social/France

vendredi 25 août 2017

A force de perdre des heures dans les transports en commun et de voir votre concentration mise à mal par le brouhaha de l’open space, vous aimeriez bien pouvoir rester chez vous travailler quelques jours par semaine. Mais cela ne s’improvise pas.

Même si le travail en équipe vous motive, parfois vous aimeriez retrouver un peu d’autonomie-ou de silence- pour faire avancer quelques dossiers. L’idée de bosser quelques jours par semaine en télétravail vous semble idéale. D’autant que cette formule vous permettrait d’éviter le stress du transport et vous permettrait ainsi de gagner en qualité de vie.

Mais passer au télétravail ne se décrète pas du jour au lendemain, sa mise en place est encadrée par des dispositions légales inscrites dans la loi Warsmann du 22 mars 2012. Première d’entre-elles : obtenir l’accord de toutes les parties concernées.

Des jours fixes ou volants

Ainsi, le salarié doit faire une demande auprès de son employeur. Rien ne le force à accepter. C’est une éventualité à prendre en compte, car de nombreux managers ne voient pas d’un bon œil l’éloignement de leurs collaborateurs, par crainte de ne plus avoir de contrôle suffisant sur le travail effectué. A l’inverse, certaines grandes entreprises ont pris les devants et ont négocié des accords avec les représentants du personnel pour encadrer les modalités du télétravail. Dans ce cas, vos démarches seront simplifiées, puisque le processus est déjà validé.

Faute d’accord collectif au sein de votre entreprise, il faut convenir point par point des modalités de mise en œuvre du télétravail, qui seront notifiées dans un avenant au contrat de travail. La plus évidente concerne le nombre de jours où il sera possible de rester chez vous pour travailler. Les experts en management conseillent de ne pas dépasser les deux jours par semaine, pour éviter de se couper de la vie de son service et de souffrir d’isolement.

Il faut aussi décider du rythme auquel on va travailler. On peut en effet fixer une fois pour toute les jours de la semaine où l’on reste chez soi ou opter pour plus de flexibilité, en s’adaptant à l’évolution de l’activité de l’entreprise. Autre variante : prévoir un nombre de jours de télétravail flottant dans le mois, qui permet de s’adapter à la charge de travail.

Pour éviter de voir sa vie professionnelle empiéter sur sa vie personnelle, il faut se mettre d’accord sur les plages horaires durant lesquelles vous serez joignable. Tout cela doit être discuté avec les chefs de service et les ressources humaines.

Le matériel est à la charge de l’employeur

Il faut également évaluer et répertorier les contraintes techniques liées à ce changement de mode de travail. Vous avez besoin d’un logiciel de messagerie ou d’un outil de visioconférence pour échanger avec vos collègues ? D’un équipement informatique et d’une connexion internet pour exercer votre activité ? C’est à l’employeur de vous les fournir, et de prendre en charge sa maintenance, comme l’indique le code du Travail. Mais avant de vous les confier, l’entreprise peut contrôler l’installation électrique de votre domicile, pour voir si elle est aux normes. Elle s’assure ainsi que vous ne risquez pas d’abimer le matériel confié ou de prendre un coup de jus, ce qui serait alors considéré comme un accident du travail.

Un accord réversible

Même si le télétravail est mis en place à votre initiative, ce nouveau rythme de travail peut demander une période d’adaptation. Il n’est pas rare que les novices du télétravail enchaînent les journées à rallonge et voient leur vie privée grignotée par leurs activités professionnelles… ce qui va à l’encontre du but initialement recherché. Ou encore, loin de la pression de la hiérarchie, certains salariés deviennent bien moins performants. Pour éviter ces débordements, la loi prévoit la mise en place d’une phase d’expérimentation, dont les modalités sont à définir avec votre management, ainsi qu’un entretien annuel pour faire le point. Certains accords d’entreprise prévoient aussi des formations et des mesures d’accompagnement.

Enfin, le télétravail n’a rien de définitif. Si vous estimez que cela ne vous apporte pas le confort convoité, vous pouvez y mettre fin. De même, si votre employeur n’y trouve pas son compte, il peut également vous faire revenir au bureau tous les jours.

Source : Lefigaro.fr (18 août 2017)

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