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Pour Orange, la consolidation des télécoms n’est plus d’actualité

Télécoms

jeudi 27 juillet 2017

Stéphane Richard, le Pdg de l’opérateur historique, affirme au Financial Times que la possibilité d’un passage de quatre à trois acteurs en France s’est aujourd’hui envolée. A ses yeux, Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom ont désormais d’autres priorités.

Ces dernières années, Stéphane Richard a été un des plus fervents défenseurs de la consolidation des télécoms en France. En février dernier, dix mois après son mariage raté avec Bouygues Telecom, le patron d’Orange estimait encore que le sujet « pourrait revenir ». « On n’est pas revenu à une forme de sérénité, d’optimisation » sur le marché, affirmait-il, fustigeant notamment la guerre des promotions qui pèse sur les revenus du secteur. Avant de juger, une énième fois, que si « le marché français peut fonctionner à quatre », celui-ci « fonctionnerait mieux à trois ».

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Lundi, dans un entretien au Financial Times, Stéphane Richard a indiqué qu’il ne croyait plus à un retour à trois opérateurs en France. « Les autorités sont contre, et le président Macron n’est pas un grand fan de la consolidation », a-t-il déclaré. Stéphane Richard en sait, bien sûr, quelque chose. Emmanuel Macron a joué un rôle prépondérant dans l’échec du deal entre Orange (dont l’Etat possède 23% du capital) et Bouygues Telecom. Celui qui était alors ministre de l’Economie a fixé des conditions jugées inacceptable par Martin Bouygues. Lequel a, in fine, claqué la porte avec fracas, au terme de négociations très tendues avec l’ancien locataire de Bercy.

Compétition féroce

En outre, Stéphane Richard affirme que tous les acteurs potentiellement intéressés par une consolidation ont pour le moment d’autres priorités. Il fait notamment référence à SFR, qui multiplie les emplettes dans les médias, le cinéma et les droits sportifs. Mais aussi à Orange, qui peaufine son arrivée dans la banque. Semblant quelque peu las, Stéphane Richard estime que « le seul deal qu’on pourrait imaginer en France serait entre Bouygues et Altice [la maison-mère de SFR, et propriété du milliardaire Patrick Drahi, Ndlr] ». Avant de juger une telle perspective « très peu probable ».

Quoi qu’il en soit, le sujet ne tardera probablement pas à revenir sur la table, dans la mesure où la compétition reste particulièrement féroce entre les opérateurs, qui sont, en parallèle, contraints d’investir des milliards d’euros dans leurs réseaux Internet fixe et mobiles.

Source : latribune.fr (25 juillet 2017)

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