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L’État ne sortira pas d’Orange... pour l’instant

Orange

mercredi 8 novembre 2017

Alors qu’il vient de vendre des parts dans Renault et Engie, l’État conservera ses 23% dans l’opérateur télécoms à moyen terme. Mais il pousse le groupe à s’internationaliser davantage.

L’État français restera dans Orange. En tout cas à moyen terme. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire passe au crible les participations de l’État dans les entreprises pour en vendre 10 milliards d’euros. Depuis sa prise de fonction, 1,2 milliard d’euros ont été vendus chez Renault et 1,5 milliard chez Engie. Depuis la rentrée, tous les yeux se tournent vers Orange dont l’État - avec la Banque publique d’investissement - détient 23%. Mais pour le moment, l’État ne bougera pas. ’Il n’y aura pas de décision de descendre dans le capital d’Orange à court terme’, assure une source proche de Bercy.

Évidemment, la fin du mandat du PDG, Stéphane Richard, en mai prochain, encourage le gouvernement au statu quo, pour ne pas être accusé de déstabiliser l’entreprise. Mais il semble surtout vouloir peser sur la stratégie de l’opérateur. ’Une évolution de notre présence au capital doit être liée à un mouvement stratégique européen ou français, ajoute cette source. Orange doit grossir et surtout à l’international’. La France pèse encore pour 45% des 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires du groupe.

Nouvelle feuille de route

Alors qu’Orange vient de lancer sa banque mobile, la position de l’État sonne comme un recentrage stratégique. ’Orange Bank n’est pas au cœur de la stratégie télécom, décrypte un proche de Bercy. Ça ressemble à un début de feuille de route pour le prochain PDG’. C’est la nouvelle doctrine de l’État : pousser la croissance des entreprises dont il est actionnaire avant d’en sortir. Comme chez Safran ou Peugeot. Une manière aussi d’inciter Orange à se concentrer sur son cours de Bourse qui végète depuis trois ans autour de 14 euros. Un bon connaisseur estime que l’État pourrait commencer à se désengager autour de 17/18 euros.

Surtaxe sur les grandes entreprises : l’Assemblée donne son feu vert

Chez Orange, on reconnaît que le groupe a besoin de croître à l’international. ’Il y a peu d’opportunités qui soient raisonnables et créatrices de valeur’ estime-t-on chez l’opérateur. En 2014, un mariage avec Deutsche Telekom avait été imaginé. À l’époque, il aurait été équilibré. Aujourd’hui, le groupe allemand pèse deux fois plus que son homologue Français… Quant à un mariage avec Telecom Italia, Stéphane Richard n’y a jamais été favorable pour ne pas tomber sous la coupe de son premier actionnaire, Vincent Bolloré.

’L’État nous demande aussi de garder tous nos salariés, d’investir dans les réseaux… Il ne nous a pas beaucoup aidé quand nous avons essayé de racheter Bouygues Telecom l’an passé’ ajoute un proche d’Orange. Les éternelles contradictions de l’État, à la fois actionnaire, régulateur et politique. ’Cette orientation est une stratégie par défaut, s’agace un bon connaisseur du sujet. L’État ne veut pas d’une consolidation en France et n’arrive pas à trouver de partenaire industriel pour entrer chez Orange’. Grossir permettrait d’augmenter la taille de l’opérateur pour le mettre à l’abri d’un prédateur. Une chose est sûre : ces intentions illustrent bien sa volonté de sortir d’Orange d’ici quelques années.

Source : bfmbusiness.bfmtv.com (06 novembre 2017)

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