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Les télécoms réclament au futur chef de l’Etat plus de « bienveillance »

Télécoms

jeudi 30 mars 2017

Source : lesechos.fr (29 mars 2017)

La Fédération des télécoms publie sa liste de doléances adressée aux candidats à la présidentielle.
Les opérateurs mettent en avant la nécessité de préserver leur capacité à investir.

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, les opérateurs télécoms font parvenir leur cahier de doléances au prochain locataire de l’Elysée. La Fédération Française des Télécoms, l’association professionnelle qui représente tous les opérateurs (sauf Free) publie ce mercredi « un contrat de mandature » dans lequel elle présente les politiques à engager pour assurer le bon développement du secteur et de l’économie numérique en général. « Définir en début de mandat un cadre législatif équitable et favorable à l’innovation et aux investissements est une nécessité », estime la FFT. Dans un entretien aux « Echos », Régis Turrini, actuel président de la Fédération - et secrétaire général de SFR -, détaille ces mesures (lire ci-dessous).

Depuis le début de l’année, le lobby des télécoms tente de sensibiliser les candidats à la présidentielle sur ces thématiques. Les opérateurs font aussi de leur côté le tour des différentes écuries en lice. Sans rencontrer un très grand succès. « On n’entend pas de réelles ambitions pour le numérique et les télécoms dans la campagne pour l’instant », se désole Régis Turrini. Si la connectivité revêt une réelle importance dans un scrutin local, elle passe souvent au second plan lorsqu’il s’agit d’une élection nationale. Les opérateurs regrettent ce manque de considération pour un secteur qui estime pourtant « apporter beaucoup à l’économie » et à sa modernisation. « Il y a peu de bienveillance envers les opérateurs », regrette Régis Turrini, qui pointe la multiplication des taxes dédiées au seul secteur des télécoms et le manque de visibilité général en termes de fiscalité.

Explosion technologique

Selon la FFT, les opérateurs n’ont pas besoin de cela. A l’heure des bilans du quinquennat qui s’achève, il existe en effet peu d’industries qui aient autant changé que celle des télécoms en si peu de temps. D’un point de vue technologique, les usages de téléphonie et d’Internet ont en effet explosé. Les cinq dernières années ont vu l’émergence de la 4G dans le mobile et de la fibre dans le fixe. Avec à la clef de lourds investissements pour les opérateurs (entre 7 et 8 milliards d’euros par an depuis 2012). Le déploiement de ces nouvelles technologies ne doit cependant pas faire oublier la fracture numérique encore à l’oeuvre en France. Afin d’accélérer la couverture des zones blanches, où le mobile ne passe pas, le gouvernement a dû taper du poing sur la table ces dernières années pour que les endroits concernés puissent enfin bénéficier de la 2G et de la 3G.

Parallèlement à ces évolutions techniques et d’usage, le secteur a dû encaisser, depuis 2012, le tsunami Free dans le mobile. L’arrivée de l’opérateur fondé par Xavier Niel a tiré les prix à la baisse en France et redéfini de façon structurelle le paysage concurrentiel. Le chiffre d’affaires et les marges d’Orange, SFR et Bouygues Telecom ont en effet reculé et les plans sociaux se sont multipliés. Un bouleversement de l’ordre établi qui a poussé le secteur à la consolidation, ou du moins à tenter de la faire. Malgré cinq tentatives, le marché reste à quatre opérateurs, avec une concurrence toujours aussi intense.

En témoigne la nouvelle guerre des promos que se livrent les différents acteurs. Depuis quelques jours, ils multiplient les offres spéciales tout en gonflant en parallèle les enveloppes de data dans les forfaits mobiles (proposant même pour certains de la 4G illimitée), sans augmenter les prix. « C’est Noël tous les jours, commente, amer, Régis Turrini. C’est sûr que cela n’est pas le meilleur moyen d’augmenter les chiffres d’affaires et de pérenniser les investissements ». Les opérateurs plaident pour toujours plus de stabilité et de visibilité... mais ils peinent eux-mêmes à l’appliquer en matière de politique commerciale.

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